|
James Roycroft Gordon
Bien avant que les questions environnementales ne soient en vogue,
Gordon réussit une percée technologique en métallurgie
qui permet à la compagnie de retirer une quantité
beaucoup plus grande de minerai de ses gisements au lieu de le
rejeter avec les résidus ou de le brûler.
Avec son équipe de recherche, il développe, pour
la séparation du cuivre-nickel, la méthode de flottation
de la matte qui remplace la méthode Orford; c'est la première
amélioration importante dans la métallurgie du nickel
depuis l'introduction de la méthode Orford cinquante ans
plus tôt.
Gordon naît le 26 mai 1898, à Glenvale, près
de Kingston en Ontario. Il obtient un baccalauréat en Sciences
(chimie) de l'université Queens en 1920 et y retourne trente-cinq
ans plus tard, pour y recevoir un doctorat honorifique en droit.
Il sert dans l'artillerie canadienne au cours de la Première
guerre mondiale puis, pour son premier emploi, travaille avec
J. O'Brien sur une recherche portant sur les gisements complexes
de la région de Cobalt en Ontario. En 1929, il se joint
à la jeune Ontario Research Foundation à titre de
directeur-adjoint.
Là, ses talents en recherche industrielle fleurissent;
il y poursuit des travaux sur plusieurs sujets comme l'analyse
du bronze-nickel, l'applicabilité de la réduction
à basse température à certains minerais de
fer d'Ontario, et plusieurs autres.
En 1936, Inco l'engage à son nouveau laboratoire à
Copper Cliff, Ontario, pour diriger la recherche sur les procédés
en vue d'atteindre une efficacité et une récupération
accrues. Son premier projet réussi consiste à réduire
la perte du métal en scories. Sa réalisation majeure
suivante consiste en une réduction du coût de la
séparation du cuivre-nickel qui débouche sur la
méthode de flottation de la matte.
En plus de cette méthode, le laboratoire met au point l'affinage
du cuivre par éclair duquel découlent un recouvrement
accru de soufre, un procédé amélioré
pour le fer à haute teneur et le procédé
de raffinage du nickel par anode.
En 1948, il reçoit la médaille de l'Institut canadien
des mines et de la métallurgie pour sa contribution aux
procédés métallurgiques dans l'affinage et
le raffinage du nickel. En 1957, il reçoit la médaille
d'or John Douglas de l'Institut américain des mines, de
la métallurgie et du pétrole, toujours pour ses
travaux sur les procédés métallurgiques.
En 1941, Gordon est nommé adjoint au vice-président,
faisant ainsi son entrée dans le cercle qui allait finalement
le propulser au sommet de la compagnie. En 1960, lors de la première
réunion des directeurs de la compagnie à se tenir
à Thompson, Manitoba, il est élu président
de la International Nickel Company of Canada et de sa filiale,
la International Nickel Company of New York.
Gordon meurt en 1980.
|