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Viola R. MacMillan
Viola MacMillan et son mari atteignent une grande notoriété
dans la mise sur pied de syndicats financiers. Sous son leadership,
ils deviennent développeurs et producteurs de métaux
précieux et de base à travers le Canada. La découverte
hâtive du gisement Hallnor dans la région de Timmins
(Ontario), suivie par l'exploitation à ciel ouvert du gisement
d'or Canadian Arrow, sont parmi leurs contributions notoires.
Elle acquiert et développe la mine de métaux de
base de Kam-Kotia, aussi dans la région de Timmins, et
dirige le développement des gisements d'argent et de plomb
de ViolaMac Mines dans la région de Sandon (Colombie-Britannique).
Dans la région de Beaverlodge, au nord de la Saskatchewan,
elle complète le développement des gisements d'uranium
de Lake Crinch et met la mine en production.
Malgré tout cela, son engagement profond à transformer
l'Association des prospecteurs et développeurs d'un petit
groupe de moins de cent personnes, en une association majeure
de plus de 4 000 membres, reste sa contribution la plus importante
à l'industrie, quoique difficilement quantifiable. Aujourd'hui,
l'Association des prospecteurs et développeurs du Canada,
une des plus grandes du genre au monde, est une association nationale
qui contribue à l'élaboration des politiques concernant
l'industrie de l'exploration minière. Ses assemblées
annuelles attirent un auditoire international.
Madame MacMillan est d'abord secrétaire du petit lobby
informel, en est élue présidente juste avant la
Deuxième guerre mondiale et conserve ce poste jusqu'en
1966. Pendant la guerre, elle s'implique aux niveaux provincial
et fédéral en travillant auprès de la Commission
de contrôle de métaux en temps de guerre. Par la
suite, lorsque l'industrie canadienne de l'or menace de s'écrouler,
elle joue un rôle primordial pour convaincre le gouvernement
du Canada d'introduire la loi des mesures d'urgence sur l'or,
laquelle devait sauver l'industrie du marasme au cours des années
1950-1960.
Viola MacMillan est née le 21 avril 1903, à Windermere
dans la région de Muskoka (Ontario), treizième d'une
famille de quinze enfants. Après ses études commerciales,
elle travaille comme sténographe. Son intérêt
pour les mines s'éveille alors qu'elle visite son frère,
mineur dans une mine d'argent à Cobalt. Il l'avait alors
amenée sous terre, déguisée en mineur, vêtue
de salopettes, à une époque où les femmes
n'étaient pas bienvenues dans les mines, une légende
voulant qu'elles y apportent la malchance.
Elle épouse George Alexander MacMillan en 1923. Quelque
temps après, un ami de son mari leur demande d'examiner
et d'entretenir des concessions jalonnées dans le nord
de l'Ontario. L'expérience, que peu de femmes auraient
souhaité vivre à l'époque, se révèle
rude mais passionne MacMillan. En 1930, après quelques
étés de prospection, elle décide d'en faire
une carrière à plein temps.
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